12 février 2006

Chanson Rebelle.

Une vraie découverte, le site chansonrebelle.com de Gérard Gorsse.

Une mine pour ceux qui conjuguent chanson française et révolte.

L'adresse, c'est : http://www.chansonrebelle.com/

Et ça fait du bien :)

Sarkozy, on ' va pas le choisir.


Et toi qu'est-ce que tu apportes à la France, Nicolas Sarkozy ?

A part la haine ...

"L'immigration choisie", avec des vrais morceaux de racisme dedans !


On la trouvait plutôt jolie, Lily

Elle arrivait des Somalies Lily

Dans un bateau plein d'émigrés

Qui venaient tous de leur plein gré

Vider les poubelles à Paris

Elle croyait qu'on était égaux Lily

Au pays de Voltaire et d'Hugo Lily

Mais pour Debussy en revanche

Il faut deux noires pour une blanche

Ça fait un sacré distinguo

Elle aimait tant la liberté Lily

Elle rêvait de fraternité Lily

Un hôtelier rue Secrétan

Lui a précisé en arrivant

Qu'on ne recevait que des Blancs

Elle a déchargé des cageots Lily

Elle s'est tapé les sales boulots Lily

Elle crie pour vendre des choux-fleurs

Dans la rue ses frères de couleur

L'accompagnent au marteau-piqueur

Et quand on l'appelait Blanche-Neige Lily

Elle se laissait plus prendre au piège Lily

Elle trouvait ça très amusant

Même s'il fallait serrer les dents

Ils auraient été trop contents

Elle aima un beau blond frisé Lily

Qui était tout prêt à l'épouser Lily

Mais la belle-famille lui dit nous

Ne sommes pas racistes pour deux sous

Mais on veut pas de ça chez nous

Elle a essayé l'Amérique Lily

Ce grand pays démocratique Lily

Elle aurait pas cru sans le voir

Que la couleur du désespoir

Là-bas aussi ce fût le noir

Mais dans un meeting à Memphis Lily

Elle a vu Angela Davis Lily

Qui lui dit viens ma petite sœur

En s'unissant on a moins peur

Des loups qui guettent le trappeur

Et c'est pour conjurer sa peur Lily

Qu'elle lève aussi un poing rageur

LilyAu milieu de tous ces gugus

Qui foutent le feu aux autobus

Interdits aux gens de couleur

Mais dans ton combat quotidien

LilyTu connaîtras un type bien Lily

Et l'enfant qui naîtra un jour

Aura la couleur de l'amour

Contre laquelle on ne peut rien

On la trouvait plutôt jolie, Lily

Elle arrivait des Somalies Lily

Dans un bateau plein d'émigrés

Qui venaient tous de leur plein gré

Vider les poubelles à Paris.

Pierre Perret

"Lilly"

1977.

03 février 2006

Nul n'est prophète en démocratie.

Pauvres mortels ...


La cigarette sans cravate
Qu'on fume à l'aube démocrate
Et le remords des cous-de-jatte
Avec la peur qui tend la patte
Le ministère de ce prêtre
Et la pitié à la fenêtre
Et le client qui n'a peut-être
Ni Dieu ni maître

Le fardeau blême qu'on emballe
Comme un paquet vers les étoiles
Qui tombent froides sur la dalle
Et cette rose sans pétales
Cet avocat à la serviette
Cette aube qui met la voilette
Pour des larmes qui n'ont peut-être
Ni Dieu ni maître

Ces bois que l'on dit de justice
Et qui poussent dans les supplices
Et pour meubler le sacrifice
Avec le sapin de service
Cette procédure qui guette
Ceux que la société rejette
Sous prétexte qu'ils n'ont peut-être
Ni Dieu ni maître

Cette parole d'Evangile
Qui fait plier les imbéciles
Et qui met dans l'horreur civile
De la noblesse et puis du style
Ce cri qui n'a pas la rosette
Cette parole de prophète
Je la revendique et vous souhaite
Ni Dieu ni maître
Léo Ferré
"Ni Dieu ni Maître"
1964.

24 janvier 2006

Ils vont nous tuer l'Abbé Pierre !

Les parlementaires de l'UMP veulent faire passer en douce des amendements permettant de mutualiser les 20% obligatoires de logements sociaux aux communautés urbaines.
Késako ? Ben, fastoche, les riches chez les riches, les pauvres dans les ghettos !
Z'ont rien compris aux émeutes des banlieues.
En passant, à Neuilly, chez Sarko, on est loin des 20% ...


Anticlérical fanatique
Gros mangeur d'écclésiastiques,
Cet aveu me coûte beaucoup,
Mais ces hommes d'Eglise, hélas !
Ne sont pas tous des dégueulasses,
Témoin le curé de chez nous.

Quand la foule qui se déchaîne
Pendit un homme au bout d'un chêne
Sans forme aucune de remords,
Ce ratichon fit scandale
Et rugit à travers les stalles,
"Mort à toute peine de mort!"

Puis, on le vit, étrange rite,
Qui baptisait les marguerites
Avec l'eau de son bénitier
Et qui prodiguait les hosties,
Le pain bénit, l'Eucharistie,
Aux petits oiseaux du moutier.

Ensuite, il retroussa ses manches,
Prit son goupillon des dimanches
Et, plein d'une sainte colère,
Il partit comme à l'offensive
Dire une grand' messe exclusive
A celui qui dansait en l'air.

C'est à du gibier de potence
Qu'en cette triste circonstance
L'Hommage sacré fut rendu.
Ce jour là, le rôle du Christ(e),
Bonne aubaine pour le touriste,
Eté joué par un pendu.

Et maintenant quand on croasse,
Nous, les païens de sa paroisse,
C'est pas lui qu'on veut dépriser.
Quand on crie "A bas la calotte"
A s'en faire péter la glotte,
La sienne n'est jamais visée.

Anticléricaux fanatiques
Gros mangeur d'écclésiastiques,
Quand vous vous goinfrerez un plat
De cureton, je vous exhorte,
Camarades, à faire en sorte
Que ce ne soit pas celui-là.
Georges Brassens
"La Messe au Pendu"
("Don Juan")
1976.

20 janvier 2006

Le licenciement économique préventif.

La Cour de Cassation invente le Minority Report économique.
Une centaine de salariés de l'entreprise Pages Jaunes ont donc été licenciés de façon préventive, au cas où ...
Et si nous devenions intelligents ? Au cas où la Justice et l'Etat n'agissent plus dans l'intérêt des citoyens ...


Un grand soleil noir tourne sur la vallée
Cheminée muettes - portails verrouillés
Wagons immobiles - tours abandonnées
Plus de flamme orange dans le ciel mouillé

On dirait - la nuit - de vieux châteaux forts
Bouffés par les ronces - le gel et la mort
Un grand vent glacial fait grincer les dents
Monstre de métal qui va dérivant

J'voudrais travailler encore - travailler encore
Forger l'acier rouge avec mes mains d'or
Travailler encore - travailler encore
Acier rouge et mains d'or

J'ai passé ma vie là - dans ce laminoir
Mes poumons - mon sang et mes colères noires
Horizons barrés là - les soleils très rares
Comme une tranchée rouge saignée rouge saignée sur l'espoir

On dirait - le soir - des navires de guerre
Battus par les vagues - rongés par la mer
Tombés sur le flan - giflés des marées
Vaincus par l'argent - les monstres d'acier

J'voudrais travailler encore - travailler encore
Forger l'acier rouge avec mes mains d'or
Travailler encore - travailler encore
Acier rouge et mains d'or

J'peux plus exister là
J'peux plus habiter là
Je sers plus à rien - moiY a plus rien à faire
Quand je fais plus rien - moiJe coûte moins cher - moi
Que quand je travaillais - moi
D'après les experts

J'me tuais à produire
Pour gagner des clous
C'est moi qui délire
Ou qui devient fou
J'peux plus exister là
J'peux plus habiter là
Je sers plus à rien - moi
Y a plus rien à faire

Je voudrais travailler encore - travailler encore
Forger l'acier rouge avec mes mains d'or
Travailler encore - travailler encore
Acier rouge et mains d'or...
Bernard Lavilliers
"Les Mains d'Or"
("Arrêt sur Image")
2001.

L'UMP aboie, les caravanes brûlent.

Les faits se suffisent à eux-mêmes.
Michel Habig, le maire (UMP) d'Ensisheim, dans le Haut-Rhin, a fait brûler la semaine dernière un campement de quatorze caravanes de Roumains installées illégalement sur un terrain communal.
Pour se justifier : " Les lieux avaient été désertés. Il était très difficile de mobiliser des bennes pour évacuer tout ça. Ç'aurait été beaucoup de frais pour la commune. Pour réduire le volume, nous avons décidé d'incendier les caravanes, ou plutôt les carcasses, car tout était insalubre. Si j'avais su que cette affaire allait prendre cette ampleur, je n'aurais pas fait ça. C'était simplement une question d'efficacité."
Vous vous souvenez : "Le bruit et l'odeur" ?


Si j'suis tombé par terre
C'est pas la faute à Voltaire
Le nez dans le ruisseau
Y avait pas Dolto
Si y'a pas plus d'anges
Dans le ciel et sur la terre
Pourquoi faut-il qu'on crève dans le ghetto ?

Plutôt que d'être issu d'un peuple qui a trop souffert
J'aime mieux élaborer une thèse
Qui est de pas laisser à ces messieurs
Qui légifèrent, le soin de me balancer
Des ancêtres

On a beau être né
Rive gauche de la Garonne
Converser avec l'accent des cigales
Ils sont pas des kilos dans la cité gasconne
A faire qu'elle ne soit pas qu'une escale

On peut mourir au front
Et faire toutes les guerres
Et beau défendre un si joli drapeau
Il en faut toujours plus
Pourtant y a un hommage à faire
A ceux tombés à Montécassino

Le bruit et l'odeur
Le bruit et l'odeur
Le bruit du marteau-piqueur

La peur est assassine
Alors c'est vrai je pénalise
Ceux qui flinguent les mômes
Qu'ont pas la pelouse en bas
Je suis un rêveur
Et pourtant ami j'analyse
Je suis un érudit et je vous dis:
Je suis serbo-croate et musulman
Voilà le hicUn prêtre polonais républicain
Et laïqueEt si certains regrettent
De pas être noir de peau
Je n'ai qu'une réponse les gars
Vous avez du pot

L'égalité mes frères
N'existe que dans les rêves
Mais je n'abdique pas pour autant
Si la peur est un bras qui nous soulève
lle nous décime
J'en ai peur pour la nuit des temps

Elle aime Noah
Mais faut qu'y gagne les tournoi
Elle aime Boli mais a jamais rien aboli

Le bruit et l'odeurLe bruit et l'odeur
Le bruit du marteau-piqueur
Qui a construit cette route?
Qui a bâti cette ville?
Et qui l'habite pas?
A ceux qui se plaignent du bruit
A ceux qui condamnent l'odeur
Je me présente

Je m'appelle Larbi, Mamadou Juan et faites place
Guido, Henri, Chino Ali je ne suis pas de glace
Une voix m'a dit "Marathon" cherche la lumière
Du gouffre j'ai puisé un combat "la bonne affaire"

J'en ai bavé de la peur que j'ai lu dans les yeux
De ceux qui ont trois fois rien et qui le croiaient précieux
Quand j'ai compris la loi, j'ai compris ma défaite
Intégrez-vous disait-elle, c'était chose faite

Le bruit et l'odeurLe bruit et l'odeur
Le bruit du marteau-piqueur

Le bruit du marteau-piqueur dans tes oreilles
Tu finis ta vie, elles bourdonnent les abeilles.

Le bruit et l'odeur
Le bruit et l'odeur
Le bruit du marteau-piqueur

Jacques Chirac:Comment voulez-vous que le travailleur français qui travaille avec sa femme et qui ensemble gagnent environ 15 000 FF et qui voit sur le palier à côté de son HLM entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses et une vingtaine de gosse et qui gagne 50 000FF de préstation sociale sans naturellement travailler.Si vous ajoutez à cela le bruit et l'odeur, eh bien le travailleur français sur le palier, il devient fou. Et ce n'est pas être raciste que de dire cela.Nous n'avons plus les moyens d'honorer le regroupement familial et il faut enfin ouvrir le débat qui s'impose dans notre pays qui est un vrai débat moral pour savoir si il est naturel que les étrangers puissent bénéficier au même titre que les Français d'une solidarité nationale à laquelle ils ne participent pas puisqu'ils ne payent pas d'împots.Le bruit et l'odeur
Zebda
"Le Bruit et l'odeur"
("Le bruit et l'odeur")
1995.

16 janvier 2006

Paris-Dakar : qui tue gagne ?

A l'issue de ce Dakar, ce sont encore les "500 connards" de blancs qui ont gagné contre les Africains sur le score de 2 à 1 !
Imaginez maintenant que 500 personnes viennent faire la même chose dans votre ville, à la sortie des écoles, sans vous demander votre avis, qu'en penseriez-vous ? Que feriez-vous ?
Juste une idée comme ça, boycottons les marques qui participent à cette merde !

Cinq cents connards sur la ligne de départ

Cinq cents blaireaux sur leurs motos

Ça fait un max de blairs

Aux portes du désert

Un paquet d'enfoirés

Au vent du Ténéré


Le rallye mécanique

Des Mad Max de bazar

A r'commencé son cirque

Au soleil de janvier


Vont traverser l'Afrique

Avec le pieds dans l' phare

Dégueulasser les pistesEt revenir bronzés


Ravis de cet obscène

Et pitoyable jeu

Belle aventure humaine

Selon les journaleux


Cinq cents connards sur la ligne de départ

Cinq cents couillons dans leurs camions

Ça fait un max de blairs

Aux portes du désert

Un paquet d'enfoirés

Au vent du Ténéré


Passe la caravane

Et les chiens n'aboient plus

Sous les roues des bécanes

Y a du sang répandu


C'lui des quelques sauvages

Qui ont voulu traverser

Les rues de leurs villages

Quand vous êtes passés


Comme des petits Romel

Tout de cuirs et d'acierCrachant vos décibels

Aux enfants décimés


Cinq cents connards sur la ligne de départ

Cinq cents guignols dans leurs bagnoles

Ça fait un max de blairsAux portes du désert

Un paquet d'enfoirésAu vent du Ténéré


Combien d'années encore


Ces crétins bariolés

F'ront leur terrain de sport

D'un continent entier


Combien d'années enfin

Ces bœufs sponsorisés

Prendront l' sol africain

Pour une cour de récré


Dans leurs joutes odieuses

Les bonbons bien au chaud

Au fond de leurs délicieuses

Combinaisons fluos


Cinq cents connards sur la ligne de départ

Cinq cents blaireaux sur leurs motos

Ça fait un max de blairsAux portes du désert

Un paquet d'enfoirésAu vent du Ténéré

Renaud

"500 Connards sur la Ligne de Départ"

("Marchands de Cailloux")

1991.

14 janvier 2006

Mais que fait la milice ?

Une réserve citoyenne de la police !
Merci Monsieur Sarkosky de Hongrie (encore lui bordel !).
Mince, heureusement que le Hongrois y a pensé pour nous ! Se rendre justice soi-même. C'est vrai que depuis l'âge des cavernes, c'est plus que nouveau !
Cécilia, c'est qui qu'on va tondre ... ?



Arrivé à vingt ans tu t'engages dans la police

T'as bien raison mon gars la France a besoin de milices

T'iras te pavaner au milieu des carrefours

Histoire de diriger les gens et de jouer au bourg


Police Milice OrganiséesPolice Milice

Prêtes à tirerPolice Milice Tout est factice


Et fais du zèle tu auras de l'avancement

Tu gagneras de l'argent à faire chier les gens

Tu porte l'uniforme relève le défi

Société de consommation à base de képis


Un jour la retraite que de souvenirs

Entre les putes à racoler les jeunes à tabasser

Prestige de l'uniforme connerie sous toutes ses formes

Là tu pourras crever en paix en toute liberté

Trust

"Police Milice"

("L'élite")

1979.

12 janvier 2006

Les Voeux de la Peur.

Aujourd'hui, notre éminent Ministre de l'Inférieur, imminent candidat pestilentiel, monsieur Sarkosky de Neuilly, nous a présenté ses vœux démago-fantasmagoriques, une nouvelle campagne de pub de Monseigneur khalife.

Celui qui lave plus blanc que blanc les basanés par le Saint Karcher, s’est de nouveau ridiculisé de syntaxe pétainiste et de promesses frontistes.

La voix du milieu est celle des trous du cul, et MERDE …

Qu’est-ce qui vous fera élire Ô Môsieur de Sarkosky, c’est la PEUR !

La peur de l’autre, du riche, du pauvre, de la lâcheté, de sa lâcheté, de la violence, de soi-même, la peur de la peur, la peur d’avoir peur.




L'avenir est un chien crevé sous un meuble

Sentir qu'c'est pas tout noir, qu'c'est pas tout blanc

Se dire qu'y a pas qu'les bons et les méchants

Savoir qu'c'est pas tout blanc qu'c'est pas tout noir

La peur tire tes volets vers les huit heures du soir

Et renforce tes gonds et ferme tes couloirs

Dans le silence humide où la télé allume

Son œil unique aux reflets bleutés dans la brume

Elle te ferme la gueule quand on te remercie

Pour service rendu Travail Famille Patrie

Elle te glace le ventre quand on te licencie

Et que tu restes nu Chômage Cellule Parti

[…]

La peur

La peur c'est le corbeau penché sur le devoir

C'est du papier monnaie contre du désespoir

C'est de la dérision face à la misère noire

C'est depuis le début le chantage du Pouvoir

Bernard Lavilliers

"La Peur"

("Pouvoirs")

1979.

Et VivA zAPaTa !!!

Moi, mon av'nir est sur l'zinc
D'un bistrot des plus cradingues,
Mais bordel, où c'est qu' j'ai mis mon flingue ?
J' vais pas m' laisser emboucaner
Par les fachos, pas les gauchos,
tous ces pauvr' mecs endoctrinés
Qui foutent ma révolte au tombeau.
Tous ceux qui m' traitent de démago
Dans leur torchons qu' j' lirais jamais :
" Renaud, c'est mort, il est récupéré " ;
Tous ces p'tits bourgeois incurables
Qui parlent pas, qu'écrivent pas, qui bavent,
qui vivront vieux leur vie d' minables,
Ont tous dans la bouche un cadavre.
T't' façon, j' chante pas pour ces blaireaux,
Et j'ai pas dit mon dernier mot.
C'est sûr'ment pas un disque d'or,
Ou un Olympia à moi tout seul,
Qui me feront virer de bord,
Qui me feront fermer ma gueule.
Tant qu'y' aura d'l haine dans mes s'ringues,
Je ne chant'rai que pour les dingues,
Mais bordel, ! Où c'est qu' j'ai mis mon flingue ?
Y a pas qu' les mômes, dans la rue,
Qui m' collent au cul pour une photo,
Y a même des flics qui me saluent,
Qui veulent que j' signe dans leurs calots.
Moi j' crache dedans, et j' cris bien haut
Qu' le bleu marine me fait gerber,
Qu' j'aime pas l' travail, la justice et l'armée.
C'est pas demain qu'on m' verra marcher
avec les connards qui vont aux urnes,
Choisir celui qui les f'ra crever.
Moi, ces jours là, j' reste dans ma turne.
Rien à foutre de la lutte de crasse,
Tous les systèmes sont dégueulasses !
J' peux pas encaisser les drapeaux,
quoi que le noir soir le plus beau.
La marseillaise, même en reggae,
Ça m'a toujours fait dégueuler.
Les marches militaires, ça m' déglingue
Et votr' République, moi j' la tringle,
Mais bordel ! Où c'est qu' j'ai mis mon flingue ?
Renaud Séchan
"Où c'est qu'j'ai mis mon flingue ?"
("Marche à l'ombre")
1980.

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